Il ne reste personne au Canada qui n’a pas été touché par le cancer.

Vikki Ho,
Recherche

“La recherche est fondamentale. C’est tellement important de pouvoir comprendre comment prévenir l’apparition d’une maladie dès le départ nous permettra à nous et nos proches, de vivres de longues vies en bonne santé.”

Vikki Ho, professeure à l’Université de Montréal, est récipiendaire de la bourse salariale GRePEC de la Société de recherche sur le cancer. C’est l’une des épidémiologues phares au Canada qui étudie l’impact des facteurs environnementaux sur les risques de développer un cancer.

“Je suis épidémiologue dans le domaine du cancer et cela veut dire que mes recherches se concentrent sur l’étude des gens qui vont développer un cancer, ou les gens qui ont déjà un cancer. Mon travail est très focalisé sur la prévention c’est à dire analyser et comprendre les risques qu’encourent les gens, ou encore les comportements qu’ils pourraient adopter pour prévenir le développement d’un cancer dès le départ.”

L’objectif principal de sa recherche est d’analyser les facteurs de nos activités journalières, en particulier l’exposition au travail à des cancérigènes connus, et de déterminer s’il y a un risque accru de développer un cancer dans certains cas.

“Quand nous parlons d’environnement, c’est un terme qui est employé pour englober presque tous les facteurs auxquels nous sommes exposés sur lesquels nous n’avons aucun contrôle. Alors mon travail se focalise particulièrement sur l’exposition dite occupationnelle. Les gens qui sont exposés à des polluants ou produits chimiques de cette façon le sont à une concentration bien plus élevée que la population générale et donc d’étudier ces travailleurs rend plus facile la détection et le suivi.”

L’épidémiologie nécessite de vastes études sur un grand nombre de la population afin d’analyser les données et d’en tirer des conclusions communes à toutes ces études de grande échelle. En suivant certains groupes de population sur un très long terme, parfois plusieurs décennies, les épidémiologues peuvent extrapoler ces informations afin de les mettre en pratique dans la population générale et ainsi obtenir une idée de la distribution de l’exposition.

“Une grande partie de notre travail dans ces sciences de découvertes vise à identifier le grand risque que court la population dont l’exposition est plus élevée à un élément en particulier. Par la suite, on procède à des études qui visent à préciser la dose d’exposition et en parallèle de travailler avec des domaines scientifiques connexes comme la toxicologie, pour nous permettre de déterminer l’effet qu’un certain dosage de polluants peut avoir sur le corps humain. »

Le travail du Professeure Ho a seulement été rendu possible grâce à la générosité des Canadiens ayant fait un don à la Société de recherche sur le cancer. Ces dons ont aidé son équipe à réaliser des percées vitales.

“Les choses qu’on trouve grâce à la recherche ont un effet bien réel sur la vie des gens alors on a pas seulement besoin que les gens s’intéressent à la science ou au cancer maintenant, on a besoin que les gens investissent dans la science et la recherche sur le cancer sur le long terme au Canada. Un investissement initial est fantastique, on peut accomplir beaucoup avec cela, mais le cancer est une maladie à évolution lente, particulièrement en épidémiologie où nous étudions les gens. On a besoin que ces études continuent pendant 10, 20, parfois 30 ans avant de pouvoir analyser certains effets des expositions et c’est la seule façon.”

Au moment de choisir sa spécialisation en début de carrière, Vikki n’avait pas encore été touchée personnellement par le cancer, mais elle savait que le cancer était susceptible d’affecter tous les Canadiens d’une façon ou d’une autre.

“Je voulais étudier quelque chose de vraiment important. Je voulais aussi étudier un sujet qui je crois peut potentiellement être prévenu; qu’il y a des choses que nous pouvons faire pour ne pas avoir développer un cancer, c’est pour cela que je fais ce que je fais.”

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