La recherche n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Carolina Alfieri,
Recherche

« Laisser derrière soi quelque chose qui permet de sauver des vies ou d’améliorer la vie d’autrui est une grande motivation quand on a passé une grande partie de sa carrière dans le domaine de la recherche. »

Au Centre de recherche du CHU de Sainte-Justine à Montréal, Carolina Alfieri travaille simultanément sur plusieurs projets, dont un qui vise à développer un anticorps humain pour prévenir les effets d’Epstein-Barr, un virus lié au cancer.

Avant la guérison, la rémission, les traitements, ou le dépistage précoce, il y a la recherche. Le travail infatigable des chercheurs est essentiel pour contrer les quelque 200 cancers qui touchent les Canadiens. Leurs percées permettent de trouver des moyens nouveaux et plus efficaces pour prévenir, dépister et traiter le cancer. 

Parmi ces chercheurs figure la virologue Carolina Alfieri depuis plus de 30 ans.

En effet, elle a passé la majeure partie de sa carrière à tenter de mieux comprendre l’impact du virus Epstein-Barr, un virus connu pour augmenter le risque de lymphome et d’autres cancers, et d’y apporter une réponse. Les travaux de Carolina pourraient permettre de prévenir un cancer chez les personnes à risque dont le système immunitaire est affaibli, notamment les enfants. 

« La recherche sur le cancer au Canada a énormément progressé », indique-t-elle. « Je ne considère pas la recherche comme un luxe, mais comme une nécessité. Je suis témoin des avancées de la recherche depuis maintenant un moment et c’est formidable d’en faire partie. Il y a 30 ou 40 ans, il existait très peu de financement et les enfants mouraient des suites de leur leucémie. Aujourd’hui, 80% d’entre eux ont la vie sauve, bien que 20% soient moins chanceux. Voilà c’est pourquoi la recherche doit continuer. »

Elle et son équipe approchent peu à peu du but. Et pour en arriver là, Carolina a fait beaucoup de chemin. Son parcours a commencé avec un microscope, avant de devenir une débordante fascination doublée d’une profonde volonté de sauver des vies.

« Le microscope a une importance toute particulière pour moi », dit-elle. « Mon mentor était un clinicien spécialisé dans les maladies infectieuses. Il m’a beaucoup appris sur la virologie clinique et la recherche en virologie. Je regardais se diviser les cellules porteuses de ce virus au microscope. C’était fascinant. J’ai commencé ma carrière avec le virus Epstein-Barr et il est fort probable que je la termine avec lui. »

Aujourd’hui, pour contrer le développement du virus Epstein-Barr et des cancers qu’il peut engendrer, Carolina cherche à développer ce que l’on appelle un « anticorps humanisé » par le biais de son projet.

Grâce à un financement sur deux ans de la Société de recherche sur le cancer, Carolina pense qu’avec son équipe, ils auront bientôt les données nécessaires pour prouver que leurs travaux pourraient permettre de bloquer le virus Epstein-Barr. Carolina espère qu’à terme, son projet contribuera à prévenir le cancer et à sauver des vies. Voir le rythme auquel la recherche sur le cancer progresse au Canada la remplit non seulement d’optimisme, mais aussi d’enthousiasme quant aux futurs traitements des personnes atteintes du cancer.

Au vu de ses travaux et des avancées enregistrées par la recherche au Canada, Carolina rend hommage à la Société de recherche sur le cancer pour le rôle qu’elle joue dans le financement des recherches les plus prometteuses au Canada.

« C’est grâce à des organisations comme la Société de recherche sur le cancer que tout cela possible et que nous avons la capacité de comprendre, de découvrir comment les choses fonctionnent. Ce qui nous motive, c’est de savoir que la recherche est en train de poser des jalons afin de sauver des vies et d’améliorer la vie des personnes atteintes du cancer. »

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