La recherche sur les gènes offre à des sœurs la chance que leur mère n’a jamais eue

Nathalie Dupont,
Recherche

« Nous avons eu plus de chance que notre mère il y a 25 ans. Je veux remercier la recherche sur les gènes et les tests génétiques qui sauvent des vies, y compris la nôtre. »

Le combat de Nathalie Dupont contre le cancer a débuté en 2018, après qu’elle eût ressenti une douleur inhabituelle qui lui a donné le sentiment que quelque chose n’allait pas.

24 heures plus tard, elle passait une échographie abdominale et après plusieurs tests, elle recevait un diagnostic de cancer des ovaires au stade 2. Moins d’un mois après, elle subissait une intervention chirurgicale et commençait ses traitements de chimiothérapie. 

Nathalie était loin de se douter que son propre diagnostic allait permettre de sauver sa sœur et peut-être d’autres membres de sa famille.

Lorsqu’il a su que la mère de Nathalie était décédée d’un cancer du sein à 59 ans, le chirurgien de Nathalie a suggéré que ses frères et sœurs passent des tests génétiques de prédisposition au cancer. 

« Quand mon chirurgien m’a parlé des tests génétiques, je n’ai pas hésité parce que j’ai une sœur plus jeune, des nièces et un frère », se rappelle Nathalie. « J’ai pensé que je pouvais leur éviter de vivre ce que j’avais vécu. »

Les tests génétiques ont révélé qu’Hélène, la sœur de Nathalie, était elle aussi porteuse du gène BRCA, responsable du cancer des ovaires, et par la suite, une biopsie a révélé qu’elle avait un cancer au stade précoce. Fort heureusement, le cancer a été détecté et traité avant même qu’il ne puisse dépasser le stade 1. 

Depuis, Hélène dit souvent à sa sœur : « Nathalie, tu m’as sauvé la vie. » 

La recherche a joué un rôle vital pour Nathalie et sa famille. Sans les tests génétiques, Hélène aurait très probablement appris son cancer trop tard. Le cancer des ovaires est particulièrement dangereux, car il s’accompagne de très peu de symptômes, alors même qu’il se développe et se propage. Les avancées que la Société de recherche sur le cancer a financées ont contribué à sauver la vie des deux sœurs.

Chaque année, Nathalie fait des dons pour soutenir la recherche sur le cancer. Et que ce soit avec des amis ou en famille, elle parle autant que possible du cancer et de l’importance de la recherche sur le cancer. Elle a même encouragé une amie à aller se faire tester, test qui a révélé qu’elle était porteuse du gène BRCA. 

« La recherche sauve des vies », dit-elle. « La recherche m’a permis de survivre et de lutter contre le cancer. Je suis porteuse du gène causant le cancer des ovaires depuis que je suis bébé, et si j’avais su cela avant, j’aurais pu agir encore plus tôt. On ne peut pas se débarrasser de ce gène; il est là pour la vie. Toutefois, grâce à la recherche, le cancer a été pris au début pour ma sœur, et elle est vivante aujourd’hui. »

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